• LA METAMEDIALITE COMME STRATEGIE NARRATIVE DANS LES CIGOGNES SONT IMMORTELLES D’ALAIN MABANCKOU
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  • Emmanuel TUMUSIFU BASEME
  • Institut Supérieur Pédagogique de Ngungu
  • ISP/NGUNGU en sigle/ RDC, Province du Nord-Kivu
  • emmanueltumu1@gmail.com

Introduction: La présente recherchew se centre sur La métamédialité comme stratégie narrative dans Les cigognes sont immortelles d’Alain Mabanckou. Elle rejoint les travaux consacrés aux nouvelles formes d’écriture romanesque associées à la postmodernité littéraire, caractérisées notamment par le décloisonnement des frontières entre différents médias et les formes d’expression. Dans cette perspective, la transmédialité narrative, constitue une modalité d’écriture qui favorise l’intégration des médians au texte littéraire sous la forme de la métamédialité .  Relevant de la poétique de subversion littéraire, Cette écriture intègre des formes discursives hétérogènes dans le corpus en étude : conversations téléphoniques, communiqués de presse, discours radiophoniques, etc., tout en développant un regard critique sur leur fonctionnement et leurs effets. C’est cette dimension métamédiale que cet article se propose d’analyser dans Les cigognes sont immortelles (2018) d’Alain Mabanckou, roman dominé par un narrateur de prince et homodiégétique à la première personne, Michel, dont la parole se déploie dans un univers fortement médiatisé, structuré par la circulation continue de discours politiques et institutionnels relayés par la radio, et les divers communiqués officiels. Loin d’une simple reproduction de ces énonciations, le narrateur en propose un commentaire critique, mettant au jour les mécanismes de manipulation, de distorsion et de sacralisation du discours médiatique, faisant de la métamédialité une stratégie narrative structurante. Dès lors, la problématique de cette recherche se fonde sur la question suivante : Comment la métamédialité, en tant que forme spécifique de la transmédialité narrative, structure-t-elle la voix du narrateur et participe-t-elle à la construction du sens romanesque dans Les cigognes sont immortelles d’Alain Mabanckou ?

L’hypothèse directrice est que la métamédialité comme stratégie narrative dans Les cigognes sont immortelles d’Alain Mabanckou ne relève pas d’un simple procédé ornemental, mais elle structure la voix du narrateur principal en intégrant au récit principal le discours radiophonique tout mettant en évidence des stratégies de transmission et de réception. En rapportant et en commentant les informations et les divers communiqués diffusés, le narrateur confronte différentes voix issues de la délégation narrative. On postulera également que cette stratégie de métamédialité participe à la construction d’une subjectivité narrative, car elle brouille les frontières marquées par les médiations discursives entre récit enchâssant ; celui du narrateur principal et récit enchâssé qui est le discours journalistique.

Par son attention portée à la métamédialité comme stratégie narrative, cette étude a pour objectif de contribuer à l’analyse des formes contemporaines du roman francophone et proposer une lecture renouvelée de l’œuvre du Brazzavillois Alain Mabanckou, envisagée comme un espace critique où la littérature réfléchit et reconfigure les discours médiatiques qui participent à la construction de l’histoire et de la narration. L’analyse s’appuie sur une démarche méthodologique articulée, mobilisant successivement les outils de la pragmatique et de la narratologie. Pour la première méthode, la pragmatique, en tant qu’étude de l’usage du langage en contexte, fournit un cadre théorique pertinent pour analyser la métamédialité comme stratégie narrative, dans la mesure où celle-ci repose sur les effets produits par les signes sur leurs utilisateurs. Cette orientation est déjà perceptible dans la définition fondatrice de Charles William Morris, telle que rappelée par Dominique Maingueneau :

  • «  La délimitation de la pragmatique comme domaine spécifique de l’étude du langage est communément attribuée non à un linguiste mais au philosophe et sémioticien américain, C. Morris (Foundations of the theory of signs, 1938), qui dans le cadre d’une théorie générale de la « sémiosis », de la signification, divisait l’appréhension de tout langage (formel ou naturel) en trois domaines : la syntaxe ; la sémantique ; la pragmatique qui correspondent aux trois relations fondamentales qu’entretiennent les signes : avec d’autres signes (syntaxe), avec ce qu’ils désignent (sémantique), avec leurs utilisateurs (pragmatique). » (Dominique Maingueneau, 2001 : 3)

Dans une perspective métamédiale, l’intérêt se déplace précisément vers cette troisième relation : le rapport entre les signes et leurs utilisateurs, car la métamédialité engage le lecteur ou le spectateur dans une prise de conscience des dispositifs médiatiques mobilisés par le récit. La définition de Morris, reprise par Martine Bracops, renforce cette approche en élargissant le champ des « usagers des signes » :

  • «  En 1938, le philosophe et sémioticien Charles W. Morris est le premier à l’utiliser pour définir, paradoxalement, une discipline qui n’existe pas encore : « la pragmatique est cette partie de la sémiotique qui traite du rapport entre les signes et les usagers des signes ». On voit que cette définition déborde largement le domaine linguistique, pour aller vers la sémiotique (étude des signes), et le domaine humain, les « usagers des signes » pouvant fort bien être des animaux ou des machines. » (Martine Bracops, 2010 :15)

Dans la narration métamédiale, cette relation est stratégique : le récit ne se contente pas de représenter un monde, il agit sur son destinataire en l’amenant à reconnaître, interpréter et évaluer les médias et les codes narratifs mis en œuvre. Le tournant pragmatique s’affirme pleinement avec la théorie des actes de langage développée par John Langshaw Austin, qui permet de penser la narration comme une action plutôt que comme une simple représentation. Laurent Musabimana (2017 :270) souligne cet apport en disant que «  l’impulsion décisive de la pragmatique est venue de la réflexion sur les actes de langage […] Cette rénovation sur les actes de parole sera l’œuvre de John Langshaw Austin dans ses douze conférences confinées dans How to do things with words (1962) […] » Dans cette optique, la métamédialité fonctionne comme un acte narratif pragmatique : en exhibant ses propres mécanismes médiatiques, le récit « fait » quelque chose au lecteur, en orientant sa réception, en sollicitant sa participation interprétative et en transformant son rapport au médium. Ainsi, la pragmatique intervient-elle comme une approche essentielle pour comprendre la métamédialité non seulement comme phénomène formel, mais surtout comme stratégie narrative intentionnelle, fondée sur les effets produits par le discours sur ses usagers. Quant à la troisième approche, narrative, en tant que discipline qui étudie les structures narratives, les formes et les fonctions des récits, nous permet d’analyser les éléments constitutifs du récit, tels que la structure narrative, le point de vue, le temps, les personnages, etc. À ce sujet, les théoriciens montrent que :

  • «  La narratologie est une discipline qui analyse les composantes et les mécanismes du récit. Tout récit a un objet : il faut bien qu’on raconte quelque chose. Cet objet est l’histoire. Celle-ci doit être transmise par un acte narratif, qui est la narration. Histoire et narration sont deux constituants nécessaires de tout récit. » (Maurice Delcroix et Fernand Hallyn 1995 :166).

Disons qu’un récit est un discours oral ou écrit, présentant une histoire. Celle-ci peut être factuelle ou fictive. Et donc, l’histoire et la narration sont deux constituants fondamentaux de la narratologie, car chacun d’eux joue un rôle distinct dans l’analyse du récit. L’histoire fait référence au contenu brut du récit (les événements, les actions et les personnages, indépendamment de la manière dont ils sont racontés). C’est l’ensemble des faits qui forment la trame narrative. Quant à la narration, elle concerne la manière dont l’histoire est racontée. Ainsi, à l’exemple de la plupart des méthodes d’analyse du discours littéraire, la narratologie s’applique à une recherche en fonction de ses orientations. De toutes ses orientations, seule la narratologie postclassique est prise en compte ici, étant donné qu’elle intègre d’autres orientations de ladite école. En effet :

  • «  La narratologie postclassique pose les questions que posait la narratologie classique : qu’est-ce qu’un récit (au contraire d’un non-récit) ? En quoi consiste la narrativité ? Et aussi qu’est-ce qui l’accroît ou la diminue, qu’est-ce qui en influence la nature et le degré ou même qu’est-ce qui fait qu’un récit soit racontable ? Mais elle pose également d’autres questions : sur le rapport entre structure narrative et forme sémiotique, sur leur interaction avec l’encyclopédie (la connaissance du monde), sur la fonction et non pas seulement le fonctionnement du récit, sur ce que tel ou tel récit signifie et non pas seulement sur la façon dont tout récit signifie, sur la dynamique de la narration, le récit comme processus ou production et non pas seulement comme produit, sur l’influence du contexte et des moyens d’expression, sur le rôle du récepteur, sur l’histoire du récit autant que son système, et ainsi de suite. » (Gerald Prince cité par Françoise Revaz, 2015 :11)

S’intéressant à toutes ces questions susévoquées de la narratologie classique, la narratologie postclassique est une approche englobante de plusieurs autres courants narratologiques, en l’occurrence, transmédiale, pragmatique, énonciative, etc., car elle reconnaît d’abord que les récits ne sont pas forcément confinés à un seul support, mais s’étendent à travers une variété de formats (narratologie transmédiale). Ensuite, elle étudie comment les récits influencent les émotions, les perceptions et les actions des lecteurs ou des spectateurs (narration pragmatique), et enfin, elle analyse comment les différentes voix narratives et points de vue structurent les récits et influencent leur interprétation (narration énonciative). En termes clairs et simples, cette école de la narratologie n’en est pas une ; elle regroupe plusieurs courants de la narratologie qui examinent le fonctionnement de la métamédialité comme stratégie narrative dans le corpus de recherche. Ensemble, la narratologie et les deux approches littéraires précédentes offrent une vision holistique de la manière dont la portée du langage littéraire transmédial qui parsème l’œuvre est abordée à travers trois facettes : la métamédialité de communiqué de presse, la métamédialité de communiqué nécrologique et la métamédialité du discours radiophonique.

Résumé : Cette étude analyse la métamédialité comme stratégie narrative dans Les cigognes sont immortelles d’Alain Mabanckou, à partir des méthodes de la narratologie, de l’énonciation et de la pragmatique. En effet, le narrateur principal et homodiégétique en « je », au nom de Michel, commente le récit issu des retombées des médias, avant de déléguer la parole aux journalistes et aux autres instances de la presse qui abondent dans l’écriture transmédiale. Ledit commentaire annonce le communiqué de presse, le communiqué nécrologique et le discours radiophonique comme ossature de l’analyse de cette recherche. Globalement, la métamédialité se comprend ainsi comme un dispositif narratif qui organise l’insertion du discours médiatique dans le récit, la circulation des voix et la réception des informations médiatisées.

Mots-clés : métamédialité, stratégie narrative, communiqué, discours médiatique, narratologie.

METAMEDIALITY AS A NARRATIVE STRATEGY IN LES CIGOGNES SONT IMMORTELLES BY ALAIN MABANCKOU

Abstract : This study analyees metamediality as a narrative strategy in The Death of Comrad President (Les cigognes sont immortelles) by Alain Mabanckou, drawing on the methods of narratology, enunciation theory, and pragmatics. Indeed, the main narrator, a homodiegetic first-prson narrator,Michel, comments on the narrative arising from the repercussions of the media before delegating the narrative voice to journalists and other press actors who contribute to the transmedial writing. This commentary annouces the press release as the structural framework of this study. Overall, metamediality can thus be understood as a narrative device that organizes the insertion of media discourse into the host narrative, the circulation of voices, and the reception of mediated.

 Keywords : metamediality, narrative strategy, press release, media discourse, narratology.

3. La métamédialité du discours radiophonique: Il est évident de dire que la métamédialité du discours radiophonique littéraire désigne le processus par lequel le discours radiophonique s’inscrit et circule à l’intérieur du texte littéraire, tout en se constituant lui-même comme une forme de discours littéraire. La radio intervient donc à l’intérieur du récit proprement dit comme une instance médiatique qui raconte à son tour non pas seulement à l’intérêt des auditeurs en face du post-radio, mais également aux lecteurs virtuels qui en dégagent l’infinité de sens. Dans Les cigognes sont immortelles, le narrateur homodiégétique en « je » recourt, dans ses activités narratives, à des médias pour construire son histoire. Telle est la radio, « La Voix de la Révolution Congolaise » et « La Voix de l’Amérique ». Cette traversée transparaît entre les lignes du corpus, ainsi :

  • « Papa Roger et moi, nous écoutons donc La Voix de l’Amérique, et c’est vraiment autre chose. Pour commenter la mauvaise nouvelle d’avant-hier, les journalistes sont à deux, une femme et un homme, mais c’est la femme qui commande le monsieur car c’est elle qui pose chaque fois les questions difficiles, et l’homme lui répond à la manière d’un élève qui a bien étudié la table de multiplication, ou alors si cet homme sait tout de notre pays c’est parce qu’il a été à Brazzaville et travaille pour cette femme que moi j’imagine très grande, très belle avec des talons-dames comme ceux que porte Maman Pauline quand elle va au centre-ville et passe dire un petit bonjour à Papa Roger à l’hôtel Victory Palace pour que mon père voie comment elle est une femme qui a de l’élégance avec son pagne bien noué autour des reins et ses boucles d’oreilles en or-plaqué mais qui, de loin, ressemble à de l’or.

Et la journaliste demande au monsieur qui sait tout de notre pays : Alors, Christopher Smith, vous qui observez de très près la politique en Afrique centrale, comment pouvez-vous analyser ce qui se passe actuellement à Brazzaville ? Christopher est trop content qu’on lui pose la question et qu’on rappelle qu’il est souvent en Afrique où il travaille depuis des années. On rappelle aussi qu’il a été présent dans plusieurs lieux où se passaient des guerres civiles dans notre continent et qu’il a écrit un gros livre avec beaucoup de preuves à l’intérieur, des preuves qui expliquent comment ceux qui nous ont colonisés sont souvent cachés derrière nous pour nous vendre des armes et nous pousser à nous bagarrer. Au lieu de parler directement de nos problèmes qui sont très graves à l’heure actuelle, Christopher Smith tourne en rond comme un camion qui chauffe d’abord son moteur avant de démarrer :

  •  « Vous savez, Sophie, et je l’ai largement démontré dans mon livre L’Afrique des ténèbres, les assassinats politiques dans le continent noir sont une tradition sinistre depuis les indépendances au début des années 1960, oh je dirais même à la veille de ces mouvements de libération du joug des colonisateurs occidentaux… » (Alain Mabanckou, 2018 :155-156).

À lire ce passage, on constate que la métamédialité se manifeste surtout par le fait que le narrateur ne se contente pas de rapporter ce qu’il entend à la radio, mais il commente, reformule et évalue les énoncés médiatiques. Ainsi, lorsqu’il observe que « c’est la femme qui commande le monsieur », il interprète le fonctionnement de la scène journalistique ; de même, en présentant Christopher comme « le monsieur qui sait tout de notre pays », il reformule ironiquement l’autorité que la radio lui attribue. Cette appréciation se fait plus nette lorsque le narrateur affirme que Christopher « tourne en rond comme un camion » : il évalue alors la pertinence et la progression du discours radiophonique au lieu de le reproduire passivement. La métamédialité naît donc de cette posture d’auditeur-commentateur, qui rend visibles les procédés du média et construit une distance critique à l’égard de sa parole. À cela s’ajoute une dimension renforcée de la transmédialité, lorsque l’émission radiophonique renvoie au livre de Christopher et aux « preuves » qu’il contient : plusieurs supports se croisent ainsi dans la production du discours. Le roman opère finalement une remédiation du discours radiophonique : il reprend les paroles du journaliste, mais les soumet au regard subjectif, ironique et interprétatif du narrateur. D’où, le narrateur montre que le média n’est jamais un simple canal de transmission : son discours est construit, commenté et réinterprété par celui qui le reçoit. On peut encore se reporter à cet autre passage où est évoquée la question de la radio « La Voix de la Révolution Congolaise »,  en ces termes :   

  • «  Ce matin Papa Roger ne veut pas écouter La Voix de la Révolution Congolaise, il s’est branché sur La Voix de l’Amérique. […] La Voix de la Révolution Congolaise attend encore que le Comité Militaire du Parti lui souffle ce qu’elle doit dire en direct sur la façon dont notre camarade président Marien Ngouabi a été liquidé le 18 mars dernier à 14h 30, à une heure où normalement les gens font la sieste parce que c’est la chaleur partout. Si le Comité Militaire du Parti prétend que le camarade président Marien Ngouabi à imité Jésus, c’est-à-dire qu’il a ressuscité, comme si la mort était une petite sieste de rien du tout, eh bien les journalistes congolais vont le répéter sans vérifier. Mais puisque le Comité Militaire du Parti n’a encore rien déclaré, La Voix de la Révolution Congolaise ne balançait que les chants militaires de l’Armée soviétique, et je rêvais alors de la neige et des militaires soviétiques qui marchent dessus sans avoir froid aux pieds grâce à leurs chaussures spéciales que nos militaires ne porteront jamais car il n’y a pas de neige chez nous.

On passait de temps en temps les anciens discours du défunt chef de la Révolution, Papa Roger en a eu marre et a changé de station pour écouter la radio américaine et ses journalistes qui s’expriment en français rien que pour nous les Africains. Ce qui avait aussi énervé Papa Roger dans notre radio nationale, c’est qu’un journaliste à la voix de saoulard racontait la vie du camarade président Marien Ngouabi de long en large comme s’il avait vécu avec lui ou qu’il avait été là le jour de la naissance de notre chef de la Révolution. Il pleurait quand il expliquait que notre président n’était pas un fils de riche, qu’il était pauvre …

 Références bibliographiques

  • Bracops, M. (2010). Introduction à la pragmatique. Les théories fondatrices : actes de langage, pragmatique cognitive, pragmatique intégrée, Bruxelles, De Boeck S.A.
  • Delcroix, M. & Hallyn, F. [dir.] (1995). Méthodes du texte. Introduction aux études littéraires, Bruxelles, De Boeck & Larcier S.A.
  • Grevisse, B. (2014). Écritures journalistiques. Stratégies rédactionnelles, multimédia et journalisme narratif, Bruxelles, De Boeck S.A.
  • Mabanckou, A. (2018). Les cigognes sont immortelles, Seuil, Paris
  • Maingueneau, D. (2001). L’énonciation littéraire II. Pragmatique pour le discours littéraire, Paris, Nathan/HER, « Coll. Lettres Sup. ».
  • Musabimana Ngayabarezi, L. (2017). Dictionnaire critique de l’énonciation, Edilivre, Paris
  • Musabimana Ngayabarezi, L. (2023). Comment analyser le récit littéraire ? Éléments de narratologie postclassiques, Edilivre, Paris
  • Revaz, F. (2015). Introduction et autres essais, Limoges, Lambert-Lucas