• L’IMMIGRATION CLANDESTINE FÉMININE COMME PARADE AUX DIRIGEANTS POLITIQUES DANS MUR MÉDITERRANÉE DE
  • LOUIS PHILIPPE DALEMBERT
  •  
  • Yaya KONÉ
  • Département de Lettres Modernes
  • Université Alassane Ouattara
  • ORCID iD: 0009-0008-6006-0167
  •  yayakn225@gmail.com

Introduction: L’éducation constitue un levier fondamental de développement humain et social, en ce qu’elle favorise l’acquisition de compétences, l’autonomie individuelle et la participation à la vie économique et sociale. A ce titre, la promotion de l’égalité entre les sexes dans l’accès et la réussite éducative s’est progressivement imposée comme un objectif central des politiques publiques à l’échelle internationale et nationale. Au cours de ces dernières décennies, des initiatives internationales en faveur de l’égalité de genre ont contribué à l’amélioration significative de l’accès des filles et des femmes à l’éducation y compris dans l’enseignement supérieur. Il s’agit en l’occurrence de la convention relative à l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAF). Adoptée en 1979 et entrée en vigueur en 1981. Elle s’est consacrée à la question de l’égalité entre les sexes dans le domaine éducatif avec des dispositions couvrant l’enseignement primaire, secondaire et supérieur (UNESCO, 2004). On peut également citer la conférence mondiale qui s’est tenue à Jomtien (Thaïlande) du 5 au 9 Mars 1990. En son article 3, elle stipule que tous les enfants, adolescents et adultes doivent avoir accès à l’éducation équitable en donnant la possibilité à chacun d’atteindre un niveau satisfaisant et de s’y maintenir. Cette priorité d’établir l’égalité et l’équité entre les sexes conduit à entreprendre une autre conférence, en l’occurrence celle de Beijing. Cette conférence de Beijing (1995) a mis l’accent sur l’égalité et l’équité entre les sexes. Selon elle, les hommes et les femmes doivent être au centre du développement. Toutefois, pour y parvenir, il faut établir l’équité et l’égalité en matière d’éducation. Ce qui admet la prise en compte de l’approche genre dans tous les secteurs de développement notamment l’éducation (Nations Unies, 1995). Ces valeurs sont prises en compte dans les objectifs du Développement Durable (ODD) en leur objectif 5 qui prône l’Égalité entre les sexes en mettant un accent particulier sur l’autonomisation des femmes et des filles (UNICEF 2015).

Une telle réalité relative à l’accès en matière d’égalité des sexes n’a pas donné dans l’immédiat des conditions de réussite afférentes. Maintes formes de disparités subsistent encore quant aux performances académiques. Les écarts qui existent nous donnent de nous interroger sur les conditions d’apprentissage des étudiants; surtout que ces dits écarts dépassent le cadre institutionnel de l’éducation. En effet, il est plausible de constater que les parcours académiques surpassent l’espace universitaire. Les contextes sociaux et familiaux ont un impact sur l’élaboration du temps ainsi que les ressources à disposition et surtout sur les formes d’engagement dans les études. Ainsi, la division sexuée du travail comme facteur déterminant ne demeure pas fondamentalement explorée en matière d’analyse des inégalités éducatives. Ainsi, comme il nous est donné de le considérer, il existe plusieurs contrées africaines où la responsabilité principale des activités domestiques est dévolue aux femmes, indépendamment de leur statut scolaire. Toute chose qui relève d’une contrainte qui pèse sur les étudiantes qui doivent concilier les obligations domestiques aux exigences académiques. En effet, selon Baha-Bi (2001), la société africaine accorde la priorité à la reproduction de son modèle social et l’autosubsistance et confine la femme dans les rôles de production des biens de consommation pour la subsistance, de procréatrice et d’éducation des enfants. Dans cette dynamique, à travers les habitus acquis par la socialisation concernant la répartition des tâches domestiques, c’est à la fille/femme que revient de faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, l’entretien de la maison et l’éducation des enfants. Cette attribution des tâches domestiques à la femme s’inscrit dans le processus de socialisation de genre qui participe à structurer les pratiques quotidiennes et les usages du temps. La catégorie estudiantine féminine de l’université Félix Houphouët-Boigny, n’échappe pas à cette réalité qui lui est socialement assignée et qui peut entrer en concurrence avec les activités académiques en limitant le temps disponible, en générant de la fatigue, et en affectant les conditions d’apprentissage.

En dépit de son importance, le travail domestique dans la production des inégalités de performance demeure relativement marginal dans la littérature surtout dans le contexte de l’enseignement supérieur ivoirien. Dès lors, Comment les travaux domestiques participent ils à la construction des inégalités de performance académique entre les étudiantes et les étudiants à l’université Félix Houphouet Boigny d’Abidjan. Cette étude formule l’hypothèse suivante: Le déséquilibre dans la répartition des charges domestiques  et la contrainte temporelle est un facteur déterminant des inégalités de performance académique entre les sexes. Comme objectif général, elle vise à analyser le rôle des travaux domestiques en tant que construction sociale genrée dans la production des inégalités de performance académique entre étudiants et étudiantes à l’Université Félix Houphouët Boigny. De façon spécifique, il s’agit de : décrire la répartition des tâches domestiques entre étudiants et étudiantes dans les ménages ; comparer le volume horaire consacré aux travaux domestiques en fonction du sexe ; analyser l’effet du temps consacré aux travaux domestiques sur le temps d’étude et les pratiques académiques des étudiantes et des étudiants.

Résumé : Cet article se présente comme un manifeste de l’immigration clandestine contemporaine. Pour Dalembert, cette nouvelle catastrophe humanitaire a atteint son seuil infranchissable avec l’invitation des femmes dans cette aventure suicidaire. L’ultime moment de la traversée maritime est perçu par ce romancier comme une mise en scène organisée dans l’unique but de la volonté de puissance. Il est donc urgent de repenser ce phénomène eu égard à l’indifférence, à la barbarie et à l’absence de politique d’hospitalité qui le caractérisent. Ce déni d’humanité à l’encontre du migrant amène le romancier à procéder à l’identification des causes profondes des mouvements migratoires. À la suite de ces raisons fondamentales, l’auteur pointe un doigt accusateur vers la mauvaise gouvernance des pays d’origine. Enfin, les facteurs Pull qui rendent attractifs les pays de destination passent au crible du romancier. Le “supposé” refuge se transforme en un espace dysphorique à travers des facteurs push imposés au migrant, durant la traversée et de même le pays d’accueil. Il convient de rendre attractifs ces pays de répulsion à travers la création de meilleures opportunités économiques et la culture de la stabilité. Dalembert se présente ainsi comme une figure marquante de la défense du migrant à cette époque post-moderne.

Mots-clés : L’immigration, Clandestine, Parade, Les facteurs push, Les facteurs pull

Références bibliographiques

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