• L’ETHIQUE ENVIRONNEMENTALE
  •  
  • Latifa AMIRA
  • Université Mohamed Lamine Debaghine Sétif 2
  • ORCID iD: 0009-0006-5012-6973
  • latifaamira66@yahoo.fr
  • &
  • Zahir GOUTTEL
  • Université Mohamed Lamine Debaghine Sétif 2
  • ORCID iD: 0009-0007-3044-5077
  • gouttelzahir@gmail.com

Introduction: L’éthique environnementale se préoccupe de l’environnement et de la biodiversité dont la situation, aujourd’hui, est alarmante à cause de la forte pression humaine, car l’interférence humaine actuelle avec le monde non humain est excessive, et la situation s’aggrave rapidement. Plusieurs courants d’éthique environnementale tentent de faire diminuer ces pressions et protéger la nature en cherchant une source de pensée nouvelle pour comprendre les relations des vivants entre eux et avec leur milieu, et l’homme est, pour cette raison, invité à adopter une nouvelle vision du monde afin de solliciter ses ressources morales qui l’incitent à changer de comportements et à inventer de nouvelles manières de vivre pour surmonter cette crise écologique que traverse notre civilisation.

Dans ce contexte, J.B Callicott, philosophe de l’environnement : « espère définir un mode de vie soutenable tant pour la perpétuation de l’homme que pour la préservation des milieux naturels, et pourquoi pas la possibilité d’attribuer des propriétés morales à un être, telles qu’elles puissent lui conférer une dignité analogue à celle de l’homme ». (Callicott J. B., Éthique de la terre, 2012)  Le philosophe et le moraliste ne manqueront pas de s’intéresser à cette crise environnementale et à la terre qui sera le principal sujet de préoccupation pour les anthropocentristes, les biocentristes et les écocentristes. L’éthique environnementale tente, donc, selon J.B. Callicot : « de renouveler en profondeur la réflexion philosophique en réanimant une idée philosophique, celle de Nature, en s’appuyant sur les développements des sciences physiques et biologiques depuis un siècle, afin d’en tirer toutes les implications philosophiques dont elles sont porteuses ». (Callicott J. B., Éthique de la terre, 2012) Quelles sont, donc, ces différentes tentatives d’éthiques environnementales et Engendre-t-elles une protection efficace de la nature ? Quel comportement l’homme devrait-il, donc, adopter, et quelles nouvelles manières de vivre faudrait-il inventer, pour surmonter cette crise écologique ? Dans les pages qui suivent, j’essayerai d’établir les cartes d’identités philosophiques des différentes éthiques environnementales élaborées pour répondre à la crise environnementale, et les nouvelles manières de vivre humaine proposées pour surmonter cette crise.

Selon les philosophes et les moralistes, l’éthique environnementale se focalise sur les obligations morales de l’homme envers l’environnement ou tous ce qui est non-humains. D’après les anthropologues Linda Kalof et Terre Satterfield : « L’éthique environnementale se concentre sur la question philosophique de nos obligations morales envers l’environnement, comme ce que nous devrions valoriser dans la nature et les animaux et si la nature et les animaux ont une valeur au-delà de leur utilité pour les humains » (Satterfield, 2005). Les anthropocentristes se focalisent sur l’homme et sur la valeur instrumentale des non-humains, alors que les biocentristes se concentrent sur la vie et les individus, quant aux écocentristes ils prennent en considération la communauté biotique.

Résumé : L’éthique environnementale se préoccupe de l’environnement et de la biodiversité dont la situation, aujourd’hui, est alarmante à cause de la forte pression humaine. La terre sera, donc, le principal sujet de préoccupation pour le 21ème siècle, et l’éthique environnementale tente de renouveler en profondeur la réflexion philosophique et d’adopter une vision écocentrique du monde afin de solliciter les ressources morales humaines. Il existe différentes tentatives d’éthiques environnementales qui essayent de se focaliser sur les facteurs nuisibles à notre environnement et de démontrer la gravité de la situation écologique qui menace toutes les créatures sur le globe terrestre.

 Mots-clés : Crise écologique, éthique environnementale, anthropocentrisme, biocentrisme, écocentrisme.

Références bibliographiques

  • Aldo, L. (1949). A sand country almanac. USA, : Oxford university press,,.
  • Callicott J.B. (n.d.). Ethique de la terre.
  • Callicott, J. (2011). Ethique de la terre.
  • Callicott, J. (2012, Octobre). Éthique de la terre. p. 3.
  • Callicott, J. B. (2011). Ethique de la terre. Paris: Editions Wildproject.
  • Callicott, J. B. (2012, octobre). Éthique de la terre. p. 1.
  • Callicott, J. B. (2012, 0ctobre). Éthique de la terre. p. 7.
  • Callicott, J. (n.d.). Ethique de la terre.
  • Callicott, J. (n.d.). Ethique de la terre.
  • Catherine, L. (n.d.). les philosophies de l’environnement.
  • Chapouthier, G. (1990). Au bon vouloir de l’homme, l’animal. Paris: Denoël.
  • Gérald, H. (2013). Ethiques de la nature. Paris: Puf.
  • Hache, É. (2012). Ecologie politique. Cosmos, communautés, milieux. (E. Amsterdam, Ed., & C. l. Roy, Trans.) Paris.
  • Holmes, R. (1988). Environmental Ethics. Philadelphia: Temple University Press.
  • Iltis Hugh, L. O. (n.d.). Criteria for an Optimum Human Nature. Bulletin of the Atomic Scientists, vol. 26(no 1), p. 4.
  • Kant, E. (1993). Fondement de la métaphysique des mœurs. Paris, France: Delagrave.
  • Kenneth, G. (1979). From egoism to environmentalism. Indiana (USA): University of Notre Dame Press.
  • Larrère, C. (1979). les philosophies de l’environnement. Paris: PUF.
  • Larrère, C. (1979). les philosophies de l’environnement.
  • Muir, J. (1901). Our National Parks. Boston: Houghton Mifflin.
  • Quinton, A. (1985). The Right Stuff. New York: The New York Review of Books.