N°018_Vol.5
VARIA N°018 Vol.1
SOMMAIRE
Justin MBIMBI MBIMBI, Patience NGALULA MUKALA, Bayina TOUSSEHO DAGLICHE & Val MASSAMBA LULENDO
Beyond Social Mission: Employment Creation, Service Delivery, and Institutional Constraints among Social Enterprises in Kinshasa
AU-DELÀ DE LA MISSION SOCIALE : CRÉATION D’EMPLOIS, PRESTATION DE SERVICES ET CONTRAINTES INSTITUTIONNELLES POUR LES ENTREPRISES SOCIALES À KINSHASA
Résumé : On attend de plus en plus des entreprises sociales qu’elles répondent à des besoins sociaux non satisfaits tout en restant économiquement viables ; pourtant, les données sur leur contribution concrète en République démocratique du Congo restent limitées. Cette étude examine le rôle socio-économique des entreprises sociales à Kinshasa, en prêtant une attention particulière à l’emploi, à la prestation de services, à l’inclusion des bénéficiaires, aux modes de financement et aux contraintes institutionnelles. L’article présente le volet quantitatif d’une étude exploratoire à méthodes mixtes, fondée sur les questionnaires exploitables de 15 organisations ayant une finalité sociale explicite. L’analyse a mobilisé des statistiques descriptives, des tableaux croisés, des corrélations de Pearson, un test du chi carré et une analyse de la variance à un facteur. Les organisations ont déclaré un total de 2 577 emplois directs, bien que l’emploi fût fortement concentré au sein de quelques grandes entités (moyenne = 171,80 ; médiane = 80 ; écart-type = 269,75). L’éducation et la formation professionnelle dominaient tant les activités sectorielles que la prestation de services (80,0 %), tandis que la santé et l’énergie/environnement figuraient chacun dans un tiers des cas. Le recours à des financements marchands et non marchands a été signalé par 93,3 % des organisations, confirmant un modèle de ressources fortement hybride. Si la participation communautaire était généralisée, la mesure formelle de l’impact restait faible. L’accès au financement (100 %), la complexité de la réglementation (93,3 %) et l’instabilité politico-économique (66,7 %) constituaient les principales contraintes. L’analyse exploratoire par test du chi carré a révélé un lien entre la catégorie de chiffre d’affaires et la taille de l’organisation, mais les différences de moyenne d’emploi selon les catégories de chiffre d’affaires n’étaient pas statistiquement significatives. Ces résultats montrent que les entreprises sociales peuvent soutenir le développement urbain à Kinshasa, mais que leur contribution demeure inégale et dépend d’un écosystème institutionnel plus favorable ainsi que de pratiques de mesure de l’impact plus robustes.
Mots-clés : entreprise sociale ; impact socio-économique ; emploi ; financement hybride ; services sociaux ; Kinshasa ; République démocratique du Congo
Abstract: Social enterprises are increasingly expected to address unmet social needs while remaining economically viable, yet evidence on their concrete contribution in the Democratic Republic of the Congo remains limited. This study examines the socioeconomic role of social enterprises in Kinshasa, with particular attention to employment, service delivery, beneficiary inclusion, financing patterns, and institutional constraints. The article reports the quantitative strand of an exploratory mixed-method study based on usable questionnaires from 15 organizations operating with an explicit social purpose. Descriptive statistics, cross-tabulations, Pearson correlations, a chi-square test, and one-way analysis of variance were used for analysis. The organizations reported 2,577 direct jobs, although employment was highly concentrated in a few large entities (mean = 171.80; median = 80; SD = 269.75). Education and vocational training dominated both sectoral activity and service provision (80.0%), while health and energy/environment each appeared in one third of the cases. Market and non-market financing were each reported by 93.3% of the organizations, confirming a strongly hybrid resource model. Community participation was widespread, but formal impact measurement was weak. Access to finance (100%), complex regulation (93.3%), and political-economic instability (66.7%) were the leading constraints. Turnover category and organizational size were associated in the exploratory chi-square analysis, but differences in mean employment across turnover categories were not statistically significant. The findings show that social enterprises can support urban development in Kinshasa, but their contribution remains uneven and depends on a more enabling institutional ecosystem and stronger impact-measurement practices.
Keywords: social enterprise; socioeconomic impact; employment; hybrid financing; social services; Kinshasa; Democratic Republic of the Congo
Gloria KABEYA TSHIBOLA
Networked Trust as Entrepreneurial Infrastructure: Transferable Lessons from Immigrant Networks for Congolese SME Finance and Technology
LA CONFIANCE EN RÉSEAU COMME INFRASTRUCTURE ENTREPRENEURIALE : ENSEIGNEMENTS TRANSPOSABLES DES RÉSEAUX D’IMMIGRÉS POUR LE FINANCEMENT ET LA TECHNOLOGIE DES PME CONGOLAISES
Résumé : Cet article conceptuel examine comment les entrepreneurs issus de l’immigration transforment leurs relations ethniques, communautaires et transnationales en accès au financement, à la technologie, à l’information, aux fournisseurs et aux marchés. Il cherche également à déterminer quels mécanismes peuvent être adaptés de manière responsable par les petites et moyennes entreprises (PME) en République démocratique du Congo. Plutôt que de considérer l’ethnicité comme un avantage économique en soi, l’analyse se concentre sur les mécanismes organisationnels inhérents aux réseaux efficaces : sélection fondée sur la confiance, réputation, mécanismes d’application réciproque, intermédiation informationnelle, mutualisation des ressources, approvisionnement transfrontalier et apprentissage collectif. L’étude intègre la théorie du capital social, les concepts d’encastrement social et mixte, l’approche fondée sur les ressources et la perspective des capacités dynamiques, en s’appuyant sur une revue conceptuelle ciblée de la littérature fondatrice, des recherches récentes sur l’entrepreneuriat des immigrés et des données sur le financement et la numérisation des PME dans le contexte congolais. La synthèse propose un cadre de conversion de la confiance en réseau (*Networked Trust Conversion Framework), dans lequel l’architecture du réseau influence l’accès aux ressources via des mécanismes de capital social, tandis que la discipline financière, la capacité d’absorption, les capacités numériques et la gouvernance transforment ces ressources en performance durable. L’article identifie également des conditions limites importantes : les réseaux fermés peuvent engendrer dépendance, exclusion, conformisme et verrouillage technologique ; la finance informelle ne peut se substituer aux institutions formelles ; et l’engagement de la diaspora ne crée de la valeur que lorsque la gouvernance et l’état de préparation à l’investissement sont crédibles. Un modèle pratique, le réseau « Congo SME Plus », est ainsi proposé ; il combine groupes sectoriels, annuaire d’entreprises vérifié, garanties mutuelles, mentorat, plateforme d’opportunités numériques et interactions régulières avec les banques, les universités et les centres technologiques. La conclusion majeure est que les PME congolaises ne devraient pas imiter le repli ethnique, mais plutôt professionnaliser la confiance, la coopération et l’ouverture.
Mots-clés : entrepreneuriat des immigrés ; capital social ; réseaux ethniques ; financement des PME ; accès à la technologie ; diaspora ; encastrement mixte ; République démocratique du Congo.
Abstract: This conceptual article examines how immigrant entrepreneurs transform ethnic, community and transnational relationships into access to finance, technology, information, suppliers and markets, and asks which mechanisms can be responsibly adapted by small and medium-sized enterprises (SMEs) in the Democratic Republic of the Congo. Rather than treating ethnicity as an economic advantage in itself, the analysis focuses on the organizational mechanisms that may be embedded in effective networks: trust-based screening, reputation, reciprocal enforcement, information brokerage, resource pooling, cross-border sourcing and collective learning. The study integrates social capital theory, social and mixed embeddedness, the resource-based view and the dynamic capabilities perspective through a purposive conceptual review of foundational scholarship, recent research on immigrant entrepreneurship, and evidence on SME finance and digitalization in the Congolese context. The synthesis proposes a Networked Trust Conversion Framework in which network architecture influences resource access through social-capital mechanisms, while financial discipline, absorptive capacity, digital capability and governance convert acquired resources into sustainable performance. The article also identifies important boundary conditions: closed networks can produce dependency, exclusion, conformity and technological lock-in; informal finance cannot replace formal institutions; and diaspora engagement creates value only when governance and investment readiness are credible. A practical Congo SME Plus Network is therefore proposed, combining sectoral groups, a verified business directory, mutual guarantees, mentorship, a digital opportunity platform and regular engagement with banks, universities and technology centres. The central implication is that Congolese SMEs should not imitate ethnic closure, but should professionalize trust, cooperation and openness.
Keywords: immigrant entrepreneurship; social capital; ethnic networks; SME finance; technology access; diaspora; mixed embeddedness; Democratic Republic of the Congo.
Dieu Merci MAYELE KIBA
Beyond Grammar Checking: A Multidimensional NLP and Machine-Learning Framework for Diagnosing Writing Quality In University Dissertations
LA CONFIANCE EN RÉSEAU COMME INFRASTRUCTURE ENTREPRENEURIALE : ENSEIGNEMENTS TRANSPOSABLES DES RÉSEAUX D’IMMIGRÉS POUR LE FINANCEMENT ET LA TECHNOLOGIE DES PME CONGOLAISES
Résumé : Cet article conceptuel examine comment les entrepreneurs issus de l’immigration transforment leurs relations ethniques, communautaires et transnationales en accès au financement, à la technologie, à l’information, aux fournisseurs et aux marchés. Il cherche également à déterminer quels mécanismes peuvent être adaptés de manière responsable par les petites et moyennes entreprises (PME) en République démocratique du Congo. Plutôt que de considérer l’ethnicité comme un avantage économique en soi, l’analyse se concentre sur les mécanismes organisationnels inhérents aux réseaux efficaces : sélection fondée sur la confiance, réputation, mécanismes d’application réciproque, intermédiation informationnelle, mutualisation des ressources, approvisionnement transfrontalier et apprentissage collectif. L’étude intègre la théorie du capital social, les concepts d’encastrement social et mixte, l’approche fondée sur les ressources et la perspective des capacités dynamiques, en s’appuyant sur une revue conceptuelle ciblée de la littérature fondatrice, des recherches récentes sur l’entrepreneuriat des immigrés et des données sur le financement et la numérisation des PME dans le contexte congolais. La synthèse propose un cadre de conversion de la confiance en réseau (*Networked Trust Conversion Framework), dans lequel l’architecture du réseau influence l’accès aux ressources via des mécanismes de capital social, tandis que la discipline financière, la capacité d’absorption, les capacités numériques et la gouvernance transforment ces ressources en performance durable. L’article identifie également des conditions limites importantes : les réseaux fermés peuvent engendrer dépendance, exclusion, conformisme et verrouillage technologique ; la finance informelle ne peut se substituer aux institutions formelles ; et l’engagement de la diaspora ne crée de la valeur que lorsque la gouvernance et l’état de préparation à l’investissement sont crédibles. Un modèle pratique, le réseau « Congo SME Plus », est ainsi proposé ; il combine groupes sectoriels, annuaire d’entreprises vérifié, garanties mutuelles, mentorat, plateforme d’opportunités numériques et interactions régulières avec les banques, les universités et les centres technologiques. La conclusion majeure est que les PME congolaises ne devraient pas imiter le repli ethnique, mais plutôt professionnaliser la confiance, la coopération et l’ouverture.
Mots-clés : entrepreneuriat des immigrés ; capital social ; réseaux ethniques ; financement des PME ; accès à la technologie ; diaspora ; encastrement mixte ; République démocratique du Congo.
Abstract: This conceptual article examines how immigrant entrepreneurs transform ethnic, community and transnational relationships into access to finance, technology, information, suppliers and markets, and asks which mechanisms can be responsibly adapted by small and medium-sized enterprises (SMEs) in the Democratic Republic of the Congo. Rather than treating ethnicity as an economic advantage in itself, the analysis focuses on the organizational mechanisms that may be embedded in effective networks: trust-based screening, reputation, reciprocal enforcement, information brokerage, resource pooling, cross-border sourcing and collective learning. The study integrates social capital theory, social and mixed embeddedness, the resource-based view and the dynamic capabilities perspective through a purposive conceptual review of foundational scholarship, recent research on immigrant entrepreneurship, and evidence on SME finance and digitalization in the Congolese context. The synthesis proposes a Networked Trust Conversion Framework in which network architecture influences resource access through social-capital mechanisms, while financial discipline, absorptive capacity, digital capability and governance convert acquired resources into sustainable performance. The article also identifies important boundary conditions: closed networks can produce dependency, exclusion, conformity and technological lock-in; informal finance cannot replace formal institutions; and diaspora engagement creates value only when governance and investment readiness are credible. A practical Congo SME Plus Network is therefore proposed, combining sectoral groups, a verified business directory, mutual guarantees, mentorship, a digital opportunity platform and regular engagement with banks, universities and technology centres. The central implication is that Congolese SMEs should not imitate ethnic closure, but should professionalize trust, cooperation and openness.
Keywords: immigrant entrepreneurship; social capital; ethnic networks; SME finance; technology access; diaspora; mixed embeddedness; Democratic Republic of the Congo.
Chadrack LUBAMBA MILOLO & Pierre KAFUNDA KATALAY
Contribution du big data et de la cybersécurité cognitive a l’analyse prédictive des crimes dans la ville de Kinshasa
Résumé : La criminalité urbaine constitue un défi majeur pour la sécurité publique dans la ville de Kinshasa, où les méthodes traditionnelles de collecte et d’analyse des informations criminelles présentent des limites en termes de rapidité, de fiabilité et de capacité prédictive. Cette étude propose une approche innovante fondée sur l’intégration du Big Data, de la cybersécurité cognitive et de l’intelligence artificielle afin d’améliorer l’analyse prédictive des crimes signalés par les citoyens à travers une plateforme sécurisée. La plateforme permet de collecter, stocker et traiter de grands volumes de données hétérogènes provenant des dénonciations citoyennes, tout en garantissant leur confidentialité grâce à des mécanismes avancés de cybersécurité. Les données sont ensuite analysées à l’aide de l’algorithme Random Forest afin d’identifier les tendances criminelles, de prédire les zones à risque et d’aider les autorités dans la prise de décisions stratégiques. La méthodologie adoptée repose sur une approche de recherche appliquée combinant la modélisation SysML, le développement d’une plateforme en PHP/MySQL, le traitement des données par des techniques de Big Data et l’évaluation des performances du modèle prédictif à l’aide de métriques telles que la précision, le rappel et le score F1. Les résultats attendus montrent que cette solution améliore la qualité des analyses criminelles, optimise le temps de réaction des services de sécurité et favorise une participation citoyenne plus efficace dans la lutte contre l’insécurité. Cette recherche contribue ainsi au développement de systèmes intelligents d’aide à la décision pour la sécurité publique en République Démocratique du Congo et ouvre des perspectives pour l’utilisation des technologies du Big Data et de la cybersécurité cognitive dans la prévention de la criminalité.
Mots-clés : Big Data, cybersécurité cognitive, intelligence artificielle, Random Forest, criminalité.
CONTRIBUTION OF BIG DATA AND COGNITIVE CYBERSECURITY TO PREDICTIVE CRIME ANALYSIS IN THE CITY OF KINSHASA
Abstract: Urban crime poses a major challenge to public safety in the city of Kinshasa, where traditional methods of collecting and analyzing criminal intelligence have limitations in terms of speed, reliability, and predictive capability. This study proposes an innovative approach based on the integration of big data, cognitive cybersecurity, and artificial intelligence to improve the predictive analysis of crimes reported by citizens through a secure platform. The platform enables the collection, storage, and processing of large volumes of heterogeneous data from citizen reports, while ensuring their confidentiality through advanced cybersecurity mechanisms. The data is then analyzed using the Random Forest algorithm to identify criminal trends, predict high-risk areas, and assist authorities in making strategic decisions. The methodology adopted is based on an applied research approach that combines SysML modeling, the development of a PHP/MySQL platform, data processing using big data techniques, and the evaluation of the predictive model’s performance using metrics such as accuracy, recall, and F1 score. The expected results show that this solution improves the quality of criminal analyses, optimizes the response time of security services, and promotes more effective citizen participation in the fight against insecurity. This research thus contributes to the development of intelligent decision-support systems for public safety in the Democratic Republic of the Congo and opens up new possibilities for the use of Big Data and cognitive cybersecurity technologies in crime prevention.
Keywords: Big Data, cognitive cybersecurity, artificial intelligence, Random Forest, predictive analytics.
Dieudonné NTOMBOLO NKOLOBUNGI
Conflits fonciers entre ménages agricoles et sécurité alimentaire dans la province du Kasaî central : cas des territoires de Demba, Dimbelenge et Luiza
Résumé : Dans cet article, nous avons analysé les effets des conflits fonciers sur la sécurité alimentaire des ménages agricoles dans la province du Kasaï Central avec un accent particulier sur leur impact sur la production agricole. L’analyse des données recueillies auprès des ménages agricoles des territoires de Demba, Dimbelenge et Luiza nous ont permis de constater, d’une part, une relation statistiquement significative entre les conflits fonciers et la baisse de la production agricole et, d’autre part, entre le niveau de production agricole et la capacité de couverture des besoins alimentaires. Par contre, aucune relation directe statistiquement significative n’a été observée entre le conflits fonciers et la sécurité alimentaire. Pour ce faire, nous avons utilisé le test du Khi-deux. Ainsi, les conflits fonciers entre ménages agricoles ont une influence indirecte sur la sécurité alimentaire. C’est par l’intermédiaire de la diminution de la production agricole que l’insécurité alimentaire s’aggrave. Les conflits fonciers entre ménages agricoles constituent donc un facteur structurel d’affaiblissement des systèmes de production et d’aggravation de l’insécurité alimentaire. Nous avons proposé le renforcement de la gouvernance foncière, la sécurisation des droits fonciers, l’amélioration des mécanismes de prévention et de résolution des conflits et, la mise en œuvre de programmes de soutien des producteurs agricoles afin de relancer la production et renforcer la sécurité alimentaire de manière durable.
Mots-clés : conflits fonciers, sécurité alimentaire, ménages agricoles, production agricole et Kasaï Central
LAND CONFLICTS AMONG FARMING HOUSEHOLDS AND FOOD SECURITY IN THE PROVINCE OF CENTRAL KASAI: THE CASE OF THE DEMBA, DIMBELENGE, AND LUIZA TERRITORIES
Abstract: This paper analyzed the effects of land conflicts on the food security of farming households in Central Kasai Province focusing on their impact on agricultural production. The data collection analysis enabled us to identify, on the one hand, a statistically significant relationship between land the decline in agricultural production and, on the other hand, between the level of agricultural production and the ability to meet household food needs. However, no statistically significant direct relationship was observed between land conflicts and food security. To this end, the Chi-square test was used. Thus, land conflicts among agricultural production households have an indirect influence on food security. It is through the reduction in agricultural production that food insecurity worsens. Land conflicts among agricultural households therefore constitute a structural factor that weakens production systems and exacerbates food insecurity. We recommend strengthening land governance, securing land tenure rights, improving conflict prevention and resolution mechanisms, and implementing support programs for agricultural producers in order to revive agricultural production and sustainably enhance food security.
Keywords: land conflicts, food security, farming households, agricultural production, and Central Kasai
Trésor KASONGO MUSAFIRI
Impact de la gouvernance du secteur de ressources naturelles sur le développement socio-économique en rdc de 1995-2024
Résumé : Cet article montre combien de fois la RDC, acteur majeur dans l’approvisionnement mondial en minéraux stratégiques mais sa population reste pauvre en termes de la qualité de vie (santé, éducation, infrastructures, etc.). Le secteur minier reste gangrener par les groupes armés, la corruption, la transparence opaque, le clientélisme dans l’octroi de permis d’exploitation minière, etc. Ce travail renseigne que malgré quelques tentatives des reformes sur le secteur minier, la croissance économique demeure faible pour prétendre améliorer la qualité de bien-être social en RDC. Cette étude se conclut par une réflexion sur l’importance de renforcer la gouvernance minière, tout en privilégiant un meilleur partage des gains en faveur de la population locale.
Mots-clés : Indice de la gouvernance minière, Indice de développement humain.
IMPACT OF NATURAL RESOURCE SECTOR GOVERNANCE ON SOCIO-ECONOMIC DEVELOPMENT IN THE DRC (1995–2024)
Abstract : This article demonstrates how the DRC, a major player in the global supply of strategic minerals, remains impoverished in terms of quality of life (health, education, infrastructure, etc.). the sector continues to be plagued by armed groups, corruption, a lack of transparency, and patronage in the granting of mining permits. This work reveals that despite some attempts at reform in the mining sector, economic growth remains insufficient to improve social well-being in the DRC. This study concludes with a reflection on the importance of strengthening mining governance, while prioritizing a fairer distribution of profits to the local population.
Keywords: Mining Governance Index, Human Development Index
